Les acouphènes correspondent à la perception d’un son (sifflement, bourdonnement, grésillement) en l’absence de source sonore externe.
Ils peuvent être ponctuels ou chroniques, discrets ou envahissants, et touchent une part importante de la population adulte.
Contrairement aux idées reçues, l’acouphène n’est pas uniquement un problème d’oreille : c’est un phénomène neuro-sensoriel complexe impliquant l’oreille interne, le cerveau, le stress et le sommeil.
1. L’origine périphérique : l’oreille interne et la cochlée
Dans la majorité des cas, l’acouphène débute par une altération des cellules ciliées de la cochlée.
Les causes les plus fréquentes sont :
Traumatisme acoustique (concerts, exposition professionnelle)
Vieillissement auditif (presbyacousie)
Médicaments ototoxiques
Troubles de la microcirculation de l’oreille interne
Lorsque ces cellules sont endommagées :
La transmission du signal auditif devient incomplète
Certaines fibres nerveuses reçoivent moins d’information
Des signaux électriques aberrants apparaissent
Le cerveau interprète alors ces signaux comme un son continu.
2. Pourquoi l’acouphène persiste-t-il ? Le rôle du cerveau
La diminution de l’information auditive déclenche un phénomène de plasticité neuronale :
Augmentation de l’activité spontanée des neurones
Synchronisation excessive des réseaux
Hyperexcitabilité du cortex auditif
Le cerveau tente de compenser le manque de signal… en générant sa propre activité sonore interne.
C’est ce mécanisme qui explique la chronicisation des acouphènes, même lorsque la cause initiale est stabilisée.
3. Stress, émotions et attention : un amplificateur majeur
Les acouphènes ne sont pas seulement auditifs. Ils impliquent aussi :
🔸 Le système limbique (émotions)
Plus l’acouphène est associé à une émotion négative, plus il devient envahissant.
🔸 Le système attentionnel
La focalisation excessive sur le bruit perçu empêche l’habituation naturelle.
➡️ Plus on écoute son acouphène, plus le cerveau le renforce.
4. Le cercle vicieux : acouphènes, stress et troubles du sommeil
Le stress chronique et les troubles du sommeil jouent un rôle central :
Activation de l’axe du stress (cortisol)
Hypervigilance cérébrale
Difficulté d’endormissement
Diminution des capacités d’habituation
Un cercle vicieux s’installe :
Acouphènes → stress → mauvais sommeil → aggravation des acouphènes
C’est pourquoi la prise en charge doit intégrer la dimension émotionnelle et nocturne.
Dans cette approche globale, certaines formules spécifiques associent des actifs ciblant à la fois la physiologie auditive et l’équilibre du sommeil, comme Audistim Jour/Nuit, qui intègre notamment de la mélatonine pour accompagner la phase nocturne lorsque l’endormissement est perturbé.
Pour les personnes ne présentant pas de trouble du sommeil mais souhaitant agir sur la composante auditive et oxydative, une version sans mélatonine, telle que Audistim Jour, peut être envisagée.
Ces approches s’intègrent dans une stratégie complémentaire et individualisée.
5. Stress oxydatif et microcirculation de l’oreille interne
Des données scientifiques suggèrent que :
Le stress oxydatif participe aux lésions cochléaires
Une altération de la microcirculation réduit l’oxygénation locale
L’hypoxie favorise la persistance des signaux aberrants
Ces mécanismes expliquent l’intérêt d’approches visant à soutenir :