Les troubles de l’humeur, le stress chronique et les troubles du sommeil sont intimement liés.
Ils reposent sur des mécanismes neurobiologiques communs et s’auto-entretiennent souvent dans un cercle vicieux difficile à briser.
Fatigue mentale, irritabilité, anxiété, difficultés d’endormissement… ces symptômes ne sont pas isolés. Ils traduisent un déséquilibre global du système nerveux.
1. Déséquilibre des neurotransmetteurs : au cœur de l’humeur et du sommeil
L’équilibre émotionnel dépend principalement de trois neurotransmetteurs :
Sérotonine : régulation de l’humeur, de l’anxiété et de l’endormissement
Dopamine : motivation, énergie psychique, plaisir
Noradrénaline : vigilance et réponse au stress
Une dysrégulation entraîne :
Ce déséquilibre chimique constitue l’un des premiers maillons du trouble.
2. Stress chronique et hyperactivation du cortisol
Le stress prolongé active excessivement l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS).
Conséquences :
Sécrétion élevée de cortisol
Hyperactivité de l’amygdale (centre de la peur)
Diminution de la régulation émotionnelle
➡️ Le cerveau reste en état d’alerte permanent, empêchant le relâchement nécessaire à l’endormissement.
Cette hypervigilance entretient anxiété et troubles du sommeil.
3. Perturbation du rythme circadien et de la mélatonine
Le stress et les troubles émotionnels perturbent l’horloge biologique :
Inhibition de la sécrétion de mélatonine
Désynchronisation veille–sommeil
Fragmentation du sommeil
Diminution du sommeil profond
Or, le manque de sommeil :
Augmente la sensibilité au stress
Fragilise l’équilibre émotionnel
Réduit les capacités d’adaptation
Un cercle vicieux s’installe :
Stress → mauvais sommeil → instabilité émotionnelle → augmentation du stress
4. Neuro-inflammation et fatigue mentale
Les recherches récentes mettent en évidence :
Une activation des cytokines pro-inflammatoires
Une augmentation du stress oxydatif cérébral
Une altération de la plasticité neuronale
Ces mécanismes contribuent :
Il ne s’agit donc pas seulement d’un problème “psychologique”, mais d’un déséquilibre neurobiologique global.
5. Rôle des pensées et du système limbique
Le système limbique (amygdale, hippocampe) régule les émotions.
En cas de stress chronique :
➡️ Le cerveau entretient lui-même l’activation émotionnelle.
Cette boucle cognitive empêche la récupération.
6. Facteurs aggravants du quotidien
Certains éléments amplifient le déséquilibre :
Ils perturbent davantage le rythme circadien et la stabilité émotionnelle.